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Mercury-Redstone 3, variante Normal

Variante Normal

Normal · Shiny · Holo

CommonExploration & Reality

Mercury-Redstone 3

Mercury-Redstone 3, ou Freedom 7, emporte Alan Shepard le 5 mai 1961 pour le premier vol spatial humain américain : une trajectoire suborbitale de quinze minutes qui valide contrôle manuel, rentrée, récupération et aptitude humaine au vol.

Deck
Nasa Missions
Monde
Monde 9 - Endgame & Anomalies Ultimes
Zone principale
Centre Spatial Orbital
Récompense
+10 XP
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Description

Mercury-Redstone 3 est la première mission spatiale habitée des États-Unis. Alan B. Shepard Jr., membre des Mercury Seven, décolle de Cape Canaveral le 5 mai 1961 dans la capsule Mercury no 7, qu’il nomme Freedom 7. Le lanceur Redstone ne possède pas l’énergie nécessaire à une mise en orbite : la mission suit une trajectoire balistique suborbitale. Shepard atteint environ 116,5 miles, soit 187 kilomètres, parcourt quelque 303 miles vers l’Atlantique et amerrit après 15 minutes 28 secondes. Le vol intervient vingt-trois jours après l’orbite historique de Youri Gagarine. Freedom 7 n’est donc ni le premier vol humain mondial ni le premier vol orbital américain. Sa valeur technique est différente : la capsule Mercury permet à Shepard d’agir comme pilote, alors que Vostok 1 est principalement automatisé. Il teste les modes de contrôle d’attitude, effectue des mouvements de tangage, lacet et roulis, observe la Terre par périscope, évalue ses sensations en apesanteur et surveille les instruments. Le programme Mercury doit répondre à une question encore ouverte : un humain peut-il survivre, travailler, décider et revenir sain et sauf après exposition au lancement, à l’apesanteur et à la rentrée ? MR-3 vérifie le lanceur, la séparation, les rétrofusées, le bouclier thermique, les parachutes, le sac d’amerrissage et la récupération. Shepard subit environ cinq minutes d’apesanteur et près de 11 g au maximum. La capsule est récupérée par hélicoptère puis déposée sur l’USS Lake Champlain ; astronautes et véhicule sont en bon état. La brièveté cache une attente exténuante. Shepard reste plusieurs heures sanglé avant le lancement à cause de la météo et de problèmes techniques. La capsule n’ayant aucun dispositif sanitaire adapté, NASA doit finalement lui permettre d’uriner dans sa combinaison après avoir coupé certains capteurs électriques. Cet épisode prosaïque influence la planification des besoins humains sur les missions plus longues. Freedom 7 succède à de nombreux essais, dont l’échec spectaculaire du premier Mercury-Redstone qui ne s’éleva que de quelques centimètres. Elle précède Liberty Bell 7 puis Friendship 7, première orbite américaine. Shepard sera immobilisé plusieurs années par une maladie de l’oreille interne avant de commander Apollo 14 et de marcher sur la Lune. Le rabbit hole mène au programme Mercury, au choix des sept astronautes, aux essais Redstone et Atlas, puis au retour de Shepard avec Apollo. La mission est fondamentale non parce qu’elle dépasse Gagarine, mais parce qu’elle transforme un programme expérimental fragile en capacité humaine américaine démontrée.

À savoir

Mercury-Redstone 3, ou Freedom 7, emporte Alan Shepard le 5 mai 1961 pour le premier vol spatial humain américain : une trajectoire suborbitale de quinze minutes qui valide contrôle manuel, rentrée, récupération et aptitude humaine au vol.

Sources

Pour aller plus loin