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Cleopatra (film de 1917), variante Normal

Variante Normal

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Cleopatra (film de 1917)

Cleopatra, superproduction Fox de 1917 avec Theda Bara, est perdue dans sa version complète après la destruction des copies nitrate ; photographies, documents publicitaires et quelques fragments conservent son iconographie spectaculaire.

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Lost media Mysteries
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Monde 6 - Crépuscule des Mondes
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Description

Cleopatra est une superproduction muette de la Fox Film Corporation réalisée par J. Gordon Edwards et sortie en octobre 1917. Theda Bara incarne la reine, Fritz Leiber Jules César et Thurston Hall Marc Antoine. Le scénario combine le récit historique, Shakespeare et des adaptations scéniques, construisant moins une biographie fidèle qu’un véhicule monumental pour la persona de Bara, alors célèbre comme « vamp » du cinéma. Fox entretient autour de l’actrice une origine exotique entièrement fabriquée : Theodosia Goodman était née à Cincinnati, non dans le Sahara. Pour Cleopatra, les campagnes publicitaires insistent sur les décors, les foules et des dizaines de costumes révélateurs conçus pour contourner visuellement les normes de l’époque. Le budget fut présenté comme exceptionnel, parfois le plus élevé jamais dépensé ; ces chiffres publicitaires doivent être lus comme des arguments de vente plutôt que comme une comptabilité parfaitement vérifiée. Le film racontait les relations de Cléopâtre avec César puis Antoine, la défaite face à Octave et sa mort. Les photographies montrent palais, processions, batailles et costumes mêlant motifs égyptiens, orientalisme théâtral et mode de 1917. Ce n’est pas une reconstitution archéologique de l’Égypte ptolémaïque : son importance tient à la façon dont Hollywood invente une reine sensuelle et puissante pour le vedettariat moderne. La version complète n’est plus connue. Un incendie du dépôt Fox de Little Ferry en 1937 détruisit une immense quantité de négatifs nitrate, dont la majorité des films de Bara. Une autre copie signalée au Museum of Modern Art aurait été perdue dans un incendie en 1958. La Library of Congress classe Cleopatra parmi les longs métrages muets américains perdus dans leur forme complète. Cette formulation est importante, car des secondes ou minutes fragmentaires ont été identifiées dans des compilations et archives, et un fragment supplémentaire a été signalé à la Filmoteca Española. Ils ne restituent qu’une infime partie des quelque deux heures originales. Des centaines de photographies, le copyright continuity script, critiques, programmes et publicités permettent des reconstitutions fixes. Une version faite d’images accompagnées de texte peut transmettre l’intrigue, mais ne préserve ni mouvement, jeu de Bara, montage, teintes ni accompagnement original. Toute vidéo intitulée « full movie » doit donc révéler sa nature de reconstruction. Le rabbit hole mène à l’incendie Fox de 1937, aux fragments espagnols, à la fabrication publicitaire de Theda Bara et aux autres Cléopâtre du muet. Sur les quelque quarante films de la star, très peu survivent intégralement. La perte ne concerne pas seulement un spectacle coûteux : elle déforme notre perception d’une actrice et d’un cinéma féminin extrêmement populaire, désormais connus davantage par leurs portraits promotionnels que par leurs performances en mouvement.

À savoir

Cleopatra, superproduction Fox de 1917 avec Theda Bara, est perdue dans sa version complète après la destruction des copies nitrate ; photographies, documents publicitaires et quelques fragments conservent son iconographie spectaculaire.

Sources

Pour aller plus loin