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Livre des morts
Le Livre des morts est un répertoire variable de formules funéraires, copié surtout sur papyrus pour guider et protéger le défunt dans sa transformation vers l’au-delà.
- Deck
- Ancient Egypt
- Monde
- Monde 2 - Mystères & Exploration
- Zone principale
- Tombeau du Nil
- Récompense
- +20 XP
Description
Le « Livre des morts » n’est ni un livre unique, ni la bible de la religion égyptienne. Ce titre moderne traduit l’expression arabe utilisée par les premiers fouilleurs pour les papyrus trouvés auprès des morts. Les Égyptiens appelaient l’ensemble « Formules pour sortir au jour ». Il s’agit d’un répertoire de près de deux cents formules connues, mais aucun manuscrit ne les contient toutes et leur ordre varie. Chaque rouleau constitue une sélection adaptée aux moyens, aux préférences et à l’époque de son propriétaire. Le corpus apparaît au début du Nouvel Empire, vers 1550 avant notre ère, mais hérite de traditions beaucoup plus anciennes. Les Textes des pyramides avaient d’abord été gravés dans les tombes royales de l’Ancien Empire ; les Textes des sarcophages du Moyen Empire élargirent et transformèrent ces formules. Le Livre des morts les transpose sur papyrus, bandelettes, cercueils, amulettes et parois. Il ne remplaça pas toutes les autres compositions funéraires : l’Amdouat, le Livre des Portes et d’autres guides du monde nocturne coexistaient avec lui. Les formules donnent au défunt les connaissances et pouvoirs nécessaires : respirer, conserver son cœur, reconnaître les gardiens, franchir des portes, prendre diverses formes, recevoir de la nourriture et éviter une seconde mort. Les mots et les vignettes n’étaient pas de simples informations à lire ; leur inscription rendait l’action rituellement efficace. Une faute de copie, un espace laissé pour ajouter le nom du client ou une image standardisée rappelle néanmoins qu’il existait aussi un marché de production funéraire. La scène la plus célèbre, souvent appelée formule 125, montre la pesée du cœur face à la plume de Maât. Le défunt prononce des déclarations d’innocence devant des juges, Anubis surveille la balance, Thot note le résultat et Osiris préside. Ammout, la Dévoreuse, attend l’échec. Le succès conduit aux champs d’Ialou, monde d’abondance où le défunt peut travailler, naviguer et rejoindre les dieux. Cette scène ne résume pas à elle seule tout le corpus. Le papyrus d’Ani, réalisé vers 1250 avant notre ère pour un scribe thébain, doit sa célébrité à sa longueur, ses couleurs et sa conservation. Acheté en Égypte par E. A. Wallis Budge en 1888 dans des circonstances aujourd’hui critiquées, il fut découpé en cadres pour son exposition au British Museum. La conservation moderne cherche à concilier accès, contexte et fragilité du papyrus. Le rabbit hole mène aux Textes des pyramides, aux ateliers de scribes, aux formules 17, 30B, 125 et 110, à la pesée du cœur, aux champs d’Ialou et à la provenance coloniale des collections. La carte représente une boîte à outils rituelle personnalisable destinée non à raconter la mort, mais à garantir que le mort puisse encore agir.
À savoir
Le Livre des morts est un répertoire variable de formules funéraires, copié surtout sur papyrus pour guider et protéger le défunt dans sa transformation vers l’au-delà.
Vidéos
- Book of the Dead — introduction du British Museum ↗
La page contient une introduction filmée de l’exposition et replace les formules dans le voyage vers l’au-delà.
Sources
Pour aller plus loin
- Parcourir le papyrus d’Ani cadre par cadre ↗
Pour voir comment les formules et images forment un parcours plutôt qu’un récit linéaire.
- Comparer les corpus funéraires ↗
Pour suivre le passage des Textes des pyramides aux papyrus du Nouvel Empire.