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Ares, variante Normal

Variante Normal

Normal · Shiny · Holo

CommonExploration & Reality

Ares

Arès personnifie la violence et la fureur du combat ; puissant mais instable dans l’Iliade, il contraste avec la guerre stratégique d’Athéna et devient Mars dans un cadre romain différent.

Deck
Greek Mythology
Monde
Monde 1 - Découverte & Culture Web
Zone principale
Temple des Dieux
Récompense
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Description

Arès est le fils de Zeus et d’Héra et la puissance olympienne du combat dans sa dimension la plus physique : choc des armes, rage, bruit, blessure et panique. Il ne représente pas toute la guerre grecque. Athéna patronne plutôt la stratégie, la discipline et la protection raisonnée de la cité ; Arès personnifie l’élan qui emporte les combattants et peut changer de camp. Ses enfants ou compagnons Phobos et Deimos — Peur et Terreur — rendent visible l’atmosphère qu’il apporte au champ de bataille. L’« Iliade » le traite avec une ambivalence presque satirique. Arès soutient les Troyens après avoir promis d’aider les Achéens. Athéna guide alors le héros Diomède, qui blesse le dieu d’un coup de lance ; son cri vaut celui de milliers d’hommes et il remonte se plaindre à Zeus. Celui-ci le qualifie d’être le plus odieux parmi les Olympiens en raison de son goût pour la querelle, tout en le faisant soigner parce qu’il reste son fils. Plus tard, Athéna l’abat encore avec une pierre. Ces humiliations ne signifient pas qu’Arès soit faible : elles montrent que la force incontrôlée ne garantit ni victoire ni prestige dans l’épopée. Un autre récit raconte que les géants Otos et Éphialtès, les Aloades, l’enferment treize mois dans une jarre de bronze. Hermès finit par le délivrer. Héraclès le blesse également lors du conflit autour de Cycnos, un fils d’Arès. Le dieu est donc vulnérable dans les mythes, comme les guerriers dont il amplifie la fureur. Sa liaison la plus célèbre est celle d’Aphrodite. Dans le chant VIII de l’« Odyssée », Héphaïstos découvre leur adultère et fabrique un filet invisible qui les immobilise dans le lit sous le regard des dieux. D’autres traditions font d’Arès et Aphrodite un couple durable, parents notamment de Phobos, Deimos et Harmonie. Cette dernière est un symbole révélateur : de l’union de la guerre et du désir peut naître l’accord, mais sa descendance thébaine reste marquée par le malheur. Arès possède des cultes réels, notamment à Sparte et en Thrace dans l’imaginaire grec ; le portrait littéraire négatif ne doit donc pas être pris pour toute la religion vécue. L’Aréopage athénien était associé au « rocher d’Arès » et à son procès mythique après la mort d’Halirrhothios. L’assimilation à Mars est enfin trompeuse si elle est totale. Mars devient à Rome un père du peuple par Romulus, un dieu civique et agricole de premier rang, bien plus central que l’Arès homérique. Le rabbit hole mène aux chants V et XXI de l’« Iliade », aux Aloades, à l’Aréopage et au contraste Mars/Arès. Cette carte représente la guerre quand elle cesse d’être un plan et devient une contagion.

À savoir

Arès personnifie la violence et la fureur du combat ; puissant mais instable dans l’Iliade, il contraste avec la guerre stratégique d’Athéna et devient Mars dans un cadre romain différent.

Sources

Pour aller plus loin