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Statue de Zeus a Olympie, variante Normal

Variante Normal

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Statue de Zeus a Olympie

Le Zeus d’Olympie était une statue chryséléphantine de Phidias, haute d’environ douze mètres, où or, ivoire et architecture transformaient le temple en apparition du dieu souverain.

Deck
Wonders of the World
Monde
Monde 5 - Corruption & Légendes
Zone principale
Sanctuaire des Mondes Disparus
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Description

La statue de Zeus à Olympie se dressait dans le temple du dieu au cœur de l’Altis, sanctuaire où les concours olympiques étaient des fêtes religieuses avant d’être du sport au sens moderne. Vers 430 avant notre ère, le sculpteur athénien Phidias créa une figure assise haute d’environ douze mètres. Les dimensions sont reconstruites à partir du temple, de monnaies et de textes anciens ; aucune copie grandeur nature ni fragment assuré de la statue n’a survécu. Le mot « colossal » ne signifie donc pas que Zeus se tenait debout : sa position assise accentuait l’impression qu’en se levant il ferait éclater le toit. L’œuvre était chryséléphantine, du grec pour or et ivoire. Un squelette intérieur de bois supportait des plaques d’ivoire pour la peau et des feuilles d’or pour vêtements et ornements. Zeus portait une couronne d’olivier, tenait une Nikè — la Victoire — dans une main et un sceptre surmonté d’un aigle dans l’autre. Son trône, presque une architecture en lui-même, était décoré d’ébène, pierres, verre, or, ivoire, peintures et scènes mythologiques. Un bassin d’huile devant la statue contribuait peut-être à contrôler l’humidité de l’ivoire tout en reflétant l’image dans la lumière limitée du temple. Pausanias, au IIe siècle de notre ère, fournit la description la plus détaillée, près de six siècles après la création. Il rapporte l’inscription attribuant l’œuvre à Phidias et mentionne l’atelier du sculpteur. Les fouilles d’Olympie ont effectivement identifié un bâtiment interprété comme cet atelier grâce à outils, moules, déchets et une petite coupe portant le nom de Phidias. Cette convergence entre texte et archéologie confirme le contexte de fabrication, sans permettre de restituer chaque couleur ou expression. Les récits sur la fin de la statue divergent. Elle a pu rester à Olympie jusqu’à la fin du culte païen et disparaître lors des destructions du sanctuaire, ou être transportée à Constantinople puis brûler dans l’incendie du palais de Lausus au Ve siècle. Les sources tardives ne permettent pas de trancher. L’affirmation selon laquelle un empereur chrétien précis l’aurait personnellement détruite est donc trop catégorique. Séismes, crues, abandon et réemploi transformèrent ensuite le temple, dont les colonnes furent redressées par les restaurateurs modernes. Le rabbit hole mène aux techniques de l’ivoire courbé et de la feuille d’or, au procès et à la mort incertaine de Phidias, aux monnaies d’Élis montrant la tête ou la statue, et à l’atelier archéologique. Il conduit aussi à la fonction des Jeux : athlètes, cités et souverains offraient des statues et trésors à Zeus, faisant du sanctuaire un espace de compétition politique autant que religieuse. La merveille n’était pas seulement une sculpture très grande ; c’était une apparition multimédia antique, où matériau précieux, pénombre, reflet, odeur d’huile et réputation de Phidias fabriquaient la présence du dieu.

À savoir

Le Zeus d’Olympie était une statue chryséléphantine de Phidias, haute d’environ douze mètres, où or, ivoire et architecture transformaient le temple en apparition du dieu souverain.

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Sources

Pour aller plus loin