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Phare d'Alexandrie, variante Normal

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Phare d'Alexandrie

Le Phare d’Alexandrie était une tour ptolémaïque de plus de cent mètres sur l’île de Pharos, guide maritime et symbole dynastique dont les blocs sont aujourd’hui étudiés sous la mer.

Deck
Wonders of the World
Monde
Monde 5 - Corruption & Légendes
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Sanctuaire des Mondes Disparus
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Description

Le phare d’Alexandrie se dressait à l’extrémité orientale de l’île de Pharos, devant le Grand Port de la capitale fondée par Alexandre. Sa construction commença probablement sous Ptolémée Ier et s’acheva sous Ptolémée II au début du IIIe siècle avant notre ère. Sostratos de Cnide est associé au monument par une inscription transmise dans les textes, mais son rôle exact — architecte, commanditaire dédicant ou courtisan — reste discuté. La tour devait à la fois signaler les passes dangereuses, manifester la puissance de la dynastie et accueillir les navires dans l’un des grands ports méditerranéens. Les descriptions, monnaies et images tardives suggèrent trois niveaux : une base carrée massive, un étage octogonal et un sommet cylindrique couronné par une statue. Sa hauteur est estimée à plus de 100 mètres, parfois autour de 120, sans mesure antique unanimement fiable. Une rampe intérieure aurait permis de monter combustible et matériel. Un feu brûlait au sommet la nuit ; de jour, la tour elle-même et peut-être la fumée servaient de repère. La légende d’un immense miroir capable de brûler à distance les navires ennemis appartient surtout aux récits médiévaux. Des surfaces métalliques ont pu réfléchir ou concentrer la lumière, mais aucune preuve ne démontre une arme solaire. Le nom propre Pharos devint un nom commun pour « phare » dans plusieurs langues, dont le français. Cette influence lexicale témoigne de la réputation du bâtiment, copié ou évoqué dans l’architecture de ports et de minarets. Il résista pendant plus d’un millénaire, avec restaurations et transformations sous les périodes romaine, byzantine et islamique. Des séismes successifs entre l’Antiquité tardive et le Moyen Âge l’endommageront ; au XIVe siècle, il était largement ruiné. Le sultan mamelouk Qaitbay construisit au XVe siècle sa forteresse sur le même emplacement, en réemployant probablement des blocs. Depuis les années 1990, les fouilles sous-marines au pied du fort documentent sur environ 1,6 hectare des milliers de blocs architecturaux, fragments de statues et éléments de granit, quartzite, marbre et calcaire. Tous ne proviennent pas nécessairement du phare : le secteur comportait d’autres monuments et des pièces pharaoniques transportées à Alexandrie. Les chercheurs relèvent traces d’assemblage, corniches, voussoirs et portes monumentales, puis utilisent photogrammétrie et modèles numériques pour tester les reconstitutions. En 2025, de nouveaux blocs massifs furent remontés temporairement pour être numérisés dans le cadre du projet Pharos. Alexandrie et ses vestiges antiques figurent sur la liste indicative de l’UNESCO, pas encore sur la Liste du patrimoine mondial comme bien inscrit. Le rabbit hole mène à l’Heptastadion reliant Pharos au continent, aux monnaies montrant Tritons et statue sommitale, au fort Qaitbay, aux séismes et à l’archéologie subaquatique. Le phare est mieux connu que les Jardins suspendus, mais aucune illustration n’en est une photographie fidèle : sa silhouette doit être reconstruite par confrontation entre textes éloignés, images minuscules et pierres dispersées dans un port continuellement transformé.

À savoir

Le Phare d’Alexandrie était une tour ptolémaïque de plus de cent mètres sur l’île de Pharos, guide maritime et symbole dynastique dont les blocs sont aujourd’hui étudiés sous la mer.

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