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Viking 2, variante Normal

Variante Normal

Normal · Shiny · Holo

CommonExploration & Reality

Viking 2

Viking 2 est le jumeau de Viking 1 : son atterrisseur se pose le 3 septembre 1976 à Utopia Planitia, où il photographie un terrain rocheux, observe du givre, analyse le sol et complète la recherche de vie martienne.

Deck
Nasa Missions
Monde
Monde 9 - Endgame & Anomalies Ultimes
Zone principale
Centre Spatial Orbital
Récompense
+10 XP
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Description

Viking 2 est lancé le 9 septembre 1975, trois semaines après Viking 1. Comme son jumeau, il associe un orbiteur chargé de reconnaissance globale à un atterrisseur équipé pour l’imagerie, la météorologie, la géochimie et trois expériences biologiques. Il entre en orbite martienne le 7 août 1976 et dépose son lander le 3 septembre à Utopia Planitia, vaste bassin des hautes latitudes nord, à près de 6 500 kilomètres du site de Viking 1. Le paysage surprend : les blocs rocheux sont nombreux et certains évoquent des laves fracturées ou des matériaux excavés par impact. Parce que le site est plus au nord et plus froid que Chryse Planitia, Viking 2 observe pendant l’hiver une mince couche blanche. Il ne s’agit pas de neige d’eau abondante : les mesures et images documentent surtout du givre, dans un environnement où pression, humidité et température varient avec les saisons. Les deux stations livrent ainsi la première météorologie simultanée depuis deux régions de Mars, enregistrant vents, fronts, poussières et cycles annuels. Les expériences biologiques sont les mêmes que sur Viking 1. Certaines réactions semblent positives, notamment avec des nutriments radiomarqués, mais l’absence d’organismes directement observés et la non-détection initiale de matière organique par le GCMS conduisent l’équipe à privilégier des réactions chimiques du sol. Ce résultat n’est ni une preuve de stérilité absolue ni une découverte de vie : il décrit les limites d’un protocole conçu avant que l’on connaisse bien les oxydants et perchlorates martiens. C’est pourquoi Viking reste au centre de débats scientifiques réels, distincts des affirmations catégoriques. Le sismomètre de Viking 2 fonctionne, contrairement à celui de Viking 1. Installé sur le pont et non directement au sol, il enregistre surtout les vibrations du vent sur le véhicule. Un signal peut correspondre à un événement sismique, mais l’absence simultanée de données de vent empêche une attribution certaine. Il faudra les instruments déposés au sol par InSight, plusieurs décennies plus tard, pour constituer une sismologie martienne robuste. L’orbiteur image Mars et recherche des sites, tout en observant les lunes. Une fuite de son système de propulsion entraîne son arrêt le 25 juillet 1978. L’atterrisseur continue jusqu’au 12 avril 1980, quand ses batteries cessent de fonctionner. Ensemble, les Viking produisent 52 663 images orbitales et environ 4 500 images au sol. Le rabbit hole de Viking 2 relie le givre d’Utopia, les expériences biologiques, l’unique signal sismique possible, la dynamique saisonnière et les futures missions Phoenix et InSight. Sa valeur tient au contraste : deux laboratoires presque identiques, placés dans deux environnements différents, permettent de séparer ce qui relève de Mars en général de ce qui dépend d’un site particulier.

À savoir

Viking 2 est le jumeau de Viking 1 : son atterrisseur se pose le 3 septembre 1976 à Utopia Planitia, où il photographie un terrain rocheux, observe du givre, analyse le sol et complète la recherche de vie martienne.

Sources

Pour aller plus loin