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Viking 1, variante Normal

Variante Normal

Normal · Shiny · Holo

CommonExploration & Reality

Viking 1

Viking 1 réunit un orbiteur et l’atterrisseur qui réussit, le 20 juillet 1976 à Chryse Planitia, la première exploration durable de la surface martienne, avec images, météo, géochimie et expériences controversées de recherche de vie.

Deck
Nasa Missions
Monde
Monde 9 - Endgame & Anomalies Ultimes
Zone principale
Centre Spatial Orbital
Récompense
+10 XP
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Description

Viking 1 est lancé le 20 août 1975 par une Titan IIIE-Centaur. Le véhicule comprend un orbiteur solaire et un atterrisseur alimenté par deux générateurs radio-isotopiques. Arrivé en orbite martienne le 19 juin 1976, l’orbiteur photographie le site prévu et le révèle trop accidenté. La descente, initialement associée aux célébrations américaines du 4 juillet, est donc reportée : le 20 juillet, exactement sept ans après Apollo 11, l’atterrisseur se pose dans Chryse Planitia. Mars 3 soviétique avait survécu à une descente en 1971 mais n’avait transmis que quelques secondes. Viking 1 réalise ainsi la première mission martienne au sol pleinement réussie et durable. Quelques minutes après l’arrivée, il renvoie une image montrant son propre pied sur un terrain pierreux, puis des panoramas en couleur. Son bras prélève le régolithe ; des instruments étudient composition, température, pression et vent. Le sismomètre, resté inopérant, est l’un des rares échecs. L’orbiteur, lui, cartographie avec Viking 2 environ 97 % de Mars et observe aussi Phobos et Déimos. Le cœur historique de Viking est sa recherche directe de vie. Trois expériences biologiques exposent des échantillons à des nutriments ou recherchent des échanges gazeux. L’expérience Labeled Release de Gilbert Levin produit une réaction ressemblant à un métabolisme, tandis que le chromatographe-spectromètre de masse ne détecte alors aucun composé organique. L’interprétation officielle demeure qu’aucune preuve concluante de vie n’a été obtenue et que la chimie très oxydante du sol peut expliquer les réponses. Des découvertes ultérieures, notamment les perchlorates révélés par Phoenix, ont rouvert le débat sur ce que les procédures chauffées de Viking pouvaient détruire ou transformer ; elles ne convertissent cependant pas le résultat en détection confirmée. Une photographie orbitale de Cydonia donne aussi naissance au « visage de Mars ». La faible résolution et l’éclairage font paraître humain un relief ; des images ultérieures montrent une mesa érodée. Ce cas est devenu un classique des illusions, du traitement d’image et de la circulation d’une hypothèse spectaculaire hors de son contexte. L’orbiteur est arrêté le 7 août 1980 après épuisement de son propergol de contrôle d’attitude. Le lander, rebaptisé Thomas Mutch Memorial Station, transmet jusqu’au 11 novembre 1982, lorsqu’une commande erronée interrompt les communications. Sa longévité, ses rapports météo et ses milliers d’images établissent la surface martienne comme un lieu que l’on peut étudier dans le temps. Le rabbit hole conduit aux expériences LR, aux perchlorates, au « visage », à la stérilisation planétaire et aux choix de sites. Viking 1 reste important précisément parce qu’il n’apporte pas une réponse simple à « y a-t-il de la vie ? » : il montre combien la question dépend des instruments, des hypothèses chimiques et des critères de preuve.

À savoir

Viking 1 réunit un orbiteur et l’atterrisseur qui réussit, le 20 juillet 1976 à Chryse Planitia, la première exploration durable de la surface martienne, avec images, météo, géochimie et expériences controversées de recherche de vie.

Sources

Pour aller plus loin