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Galileo, variante Normal

Variante Normal

Normal · Shiny · Holo

CommonExploration & Reality

Galileo

Galileo est la première sonde placée en orbite autour de Jupiter : lancée en 1989, elle visite aussi Vénus et deux astéroïdes, largue une sonde atmosphérique et transforme notre vision des lunes galiléennes malgré une antenne principale bloquée.

Deck
Nasa Missions
Monde
Monde 9 - Endgame & Anomalies Ultimes
Zone principale
Centre Spatial Orbital
Récompense
+10 XP
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Description

Galileo quitte la Terre le 18 octobre 1989 depuis la soute de la navette Atlantis, mission STS-34. La sonde devait initialement emprunter une trajectoire plus directe, mais les changements de lanceur et les règles de sécurité adoptées après Challenger conduisent à un étage moins puissant. Les ingénieurs conçoivent alors la trajectoire VEEGA : un survol de Vénus puis deux de la Terre fournissent par assistance gravitationnelle l’énergie nécessaire pour rejoindre Jupiter. Ce détour devient une campagne scientifique. Galileo observe Vénus, la Lune et la Terre, puis réalise en 1991 le premier survol rapproché d’un astéroïde, Gaspra. En 1993, près d’Ida, ses images révèlent Dactyl, première lune connue autour d’un astéroïde. En juillet 1994, encore en route, la sonde occupe un point de vue unique pour observer les impacts de la comète Shoemaker-Levy 9 sur la face de Jupiter alors cachée à la Terre. La mission manque pourtant de perdre l’essentiel de ses données. La grande antenne à haut gain, repliée pendant les premières années, ne s’ouvre pas complètement : plusieurs de ses baleines restent coincées. Galileo doit communiquer par sa petite antenne à faible gain, avec un débit dérisoire. Une refonte du logiciel, la compression des données, des priorités sévères et l’amélioration du réseau terrestre Deep Space Network récupèrent une grande part de la science prévue. Cet extraordinaire sauvetage explique pourquoi les images sont moins nombreuses que prévu sans rendre la mission stérile. Le 7 décembre 1995, Galileo devient le premier engin à orbiter Jupiter. Une capsule séparée plusieurs mois auparavant plonge le même jour dans l’atmosphère : elle mesure vents violents, pression, température et composition pendant près d’une heure avant d’être détruite. L’orbiteur multiplie ensuite les rencontres avec Io, Europe, Ganymède et Callisto. Il observe le volcanisme actif d’Io, détecte le champ magnétique propre de Ganymède — unique parmi les lunes connues — et accumule des indices d’océans salés sous les glaces d’Europe, Ganymède et probablement Callisto. Les terrains fracturés d’Europe font de cette lune une cible majeure de l’astrobiologie. Après près de huit ans dans le système jovien et 35 orbites, le carburant s’épuise et l’électronique a subi une radiation intense. Le 21 septembre 2003, la NASA précipite volontairement Galileo dans Jupiter afin d’éviter qu’une sonde non stérilisée ne percute un jour Europe. Le rabbit hole relie la trajectoire VEEGA, l’antenne sauvée par logiciel, Dactyl, Shoemaker-Levy 9, la sonde atmosphérique et les océans cachés. Galileo est un cas exemplaire d’exploration adaptative : sa plus grande panne devient presque aussi instructive que ses découvertes.

À savoir

Galileo est la première sonde placée en orbite autour de Jupiter : lancée en 1989, elle visite aussi Vénus et deux astéroïdes, largue une sonde atmosphérique et transforme notre vision des lunes galiléennes malgré une antenne principale bloquée.

Sources

Pour aller plus loin