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Bes, variante Normal

Variante Normal

Normal · Shiny · Holo

CommonExploration & Reality

Bes

Bès est une figure protectrice frontale, souvent naine et léonine, associée au foyer, au sommeil, à la musique, à la sexualité, aux femmes enceintes et aux enfants.

Deck
Ancient Egypt
Monde
Monde 2 - Mystères & Exploration
Zone principale
Tombeau du Nil
Récompense
+10 XP
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Description

Bès est l’une des figures les plus singulières de l’iconographie égyptienne. Il est généralement représenté de face, jambes arquées, visage large, langue parfois tirée, oreilles ou crinière de lion et coiffe de plumes. Cette frontalité rompt avec la convention qui montre la plupart des personnages égyptiens de profil. Sa petite taille, ses grimaces, son arme ou ses serpents ne signalent pas la faiblesse : ils construisent une présence agressive capable d’effrayer les forces dangereuses. Le mot « Bès » recouvre probablement plusieurs figures protectrices proches plutôt qu’un dieu resté parfaitement stable pendant trois millénaires. Des êtres léonins et nains apparaissent dès l’Ancien et le Moyen Empire, mais l’iconographie familière de Bès se développe surtout au Nouvel Empire et dans les périodes suivantes. Des noms comme Aha, « le Combattant », peuvent désigner des prédécesseurs ou des formes apparentées. Les historiens ont aussi discuté d’origines nubiennes ou plus largement africaines ; les attributs étrangers existent, mais réduire Bès à une importation unique simplifie une évolution complexe dans la culture égyptienne. Bès protège l’espace intime. On trouve sa figure sur des lits, appuie-têtes, miroirs, vases, amulettes, instruments et objets liés aux enfants. Avec Taouret, il veille sur la grossesse, l’accouchement et le nouveau-né. Sa présence près du lit protège également le dormeur contre les cauchemars et les attaques nocturnes. Des images le montrent dansant, jouant du tambourin ou de la harpe : le bruit, la musique, le rire et la danse peuvent repousser le mal tout autant qu’une arme. Il est aussi lié à la sexualité, à la fertilité et au plaisir. Dans la religion égyptienne, « magie » et « religion » ne forment pas nécessairement deux domaines opposés. Une image de Bès pouvait agir comme protection parce qu’elle rendait présente sa puissance. À l’époque tardive et gréco-romaine, son visage apparaît sur des monuments appelés cippi, sur des stèles magiques et dans des sanctuaires ; son culte voyage en Méditerranée, jusqu’au Levant et au-delà. L’île d’Ibiza a même parfois été reliée à son nom phénicien, mais cette étymologie demeure discutée et ne doit pas être présentée comme certitude. Bès montre une Égypte religieuse vécue dans les maisons autant que dans les temples. Sa forme grotesque n’est pas une caricature moderne des personnes de petite taille : elle combine traits humains, animaux, guerriers et comiques dans une fonction apotropaïque. Le rabbit hole mène aux nains dans la cour pharaonique, aux rituels de naissance, à la musique sacrée, aux rêves, aux cippi d’Horus et à la circulation méditerranéenne des divinités égyptiennes.

À savoir

Bès est une figure protectrice frontale, souvent naine et léonine, associée au foyer, au sommeil, à la musique, à la sexualité, aux femmes enceintes et aux enfants.

Sources

Pour aller plus loin