
Variante Normal
Normal · Shiny · Holo
Green Flash
Le rayon vert est une brève lueur verte — parfois bleue — au dernier bord du Soleil couchant ou levant, produite par la dispersion atmosphérique amplifiée par un mirage.
- Deck
- Strange phenomena
- Monde
- Monde 6 - Crépuscule des Mondes
- Zone principale
- Laboratoire des Anomalies
- Récompense
- +10 XP
Description
Le Green Flash, ou rayon vert, apparaît lorsque le dernier fragment du Soleil disparaît sous un horizon dégagé, ou lorsque son premier bord se lève. Pendant une ou deux secondes, le bord supérieur peut devenir vert, plus rarement bleu. Le phénomène n’est pas une émission solaire particulière : l’atmosphère agit comme un prisme. Près de l’horizon, les rayons traversent une très longue épaisseur d’air ; la réfraction relève l’image du Soleil et sépare légèrement ses couleurs, le bleu et le vert étant davantage déviés que le rouge. Dans une atmosphère ordinaire, cette séparation est trop faible pour former un flash spectaculaire. Un gradient de température et le mirage qu’il produit agrandissent verticalement les minces franges colorées. Au coucher, le bord rouge disparaît d’abord et une portion verte peut rester isolée. Le bleu, plus dévié, est aussi davantage diffusé par l’air et souvent absorbé par la brume, ce qui explique la domination du vert. Plusieurs types existent : flash de mirage inférieur au-dessus d’une surface chaude, mock-mirage lié à des inversions en altitude, bord vert agrandi et très rare « rayon » qui semble monter. Les meilleures conditions combinent air transparent, horizon très lointain et nettement découpé, souvent la mer, plus une stratification thermique favorable. Une montagne, un nuage ou une planète peuvent également fournir le bord occultant. Il ne faut jamais fixer le Soleil encore lumineux à l’œil nu ou dans un instrument non filtré dans l’espoir de voir le phénomène : les lésions rétiniennes sont possibles avant les toutes dernières phases, et un téléobjectif exige un protocole solaire approprié. Le rayon vert est devenu un objet romantique grâce au roman Le Rayon vert de Jules Verne, publié en 1882. Le livre reprend une légende selon laquelle celui qui voit l’éclair pourrait lire clairement dans son propre cœur et celui des autres. Verne n’a pas inventé le phénomène, documenté par des marins et observateurs, mais son récit a durablement lié une manifestation optique à la révélation amoureuse. Le cinéma d’Éric Rohmer réutilise ensuite ce symbole dans Le Rayon vert en 1986. Le rabbit hole mène à la dispersion, aux mirages de coucher de Soleil et aux séquences photographiques montrant plusieurs flashes sur des couches atmosphériques. Il permet aussi de distinguer le vrai effet d’un artefact numérique : reflets internes de l’objectif, surexposition, franges chromatiques et traitement excessif peuvent produire du vert artificiel. Le rayon authentique est bref mais prévisible ; sa rareté vient moins d’un mystère que de l’alignement exigeant entre horizon, stabilité de l’air, hauteur de l’observateur et seconde exacte du coucher.
À savoir
Le rayon vert est une brève lueur verte — parfois bleue — au dernier bord du Soleil couchant ou levant, produite par la dispersion atmosphérique amplifiée par un mirage.
Vidéos
- Voir des séquences de Green Flash expliquées ↗
Pour repérer la durée réelle et les distorsions du bord solaire image par image.
Sources
Pour aller plus loin
- Identifier les différents types de flashes ↗
Pour distinguer le simple bord vert, le mock-mirage et le rayon vertical beaucoup plus rare.
- Lire le roman de Jules Verne ↗
Pour comprendre comment un phénomène météorologique est devenu une promesse de vérité sentimentale.