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Hittites
Les Hittites formèrent au IIe millénaire av. J.-C. un royaume centré sur Hattousa, capable de rivaliser avec l’Égypte ; leurs archives cunéiformes révèlent diplomatie, droit, rituels et une société anatolienne multilingue.
- Deck
- Lost Civilizations
- Monde
- Monde 5 - Corruption & Légendes
- Zone principale
- Cité Engloutie
- Récompense
- +10 XP
Description
Les Hittites apparaissent en Anatolie centrale au début du IIe millénaire av. J.-C. Leur langue indo-européenne, qu’ils appelaient nešili, ne doit pas être confondue avec celle des Hattis, population plus ancienne dont le royaume reprit le nom et de nombreux éléments religieux. L’État hittite intégrait aussi des locuteurs louvites, hourrites et akkadiens : il s’agissait d’un monde plurilingue, non d’un bloc ethnique homogène. Hattousa, près de l’actuelle Boğazkale, devient la capitale. Ses huit kilomètres de murailles, portes des Lions, du Roi et des Sphinx, temples, palais, greniers et bassins témoignent d’une organisation spectaculaire adaptée à un relief difficile. Le sanctuaire rupestre voisin de Yazılıkaya aligne des processions de divinités ; beaucoup portent des noms hourrites, signe de l’absorption constante de cultes étrangers. Les textes parlent ainsi du « pays aux mille dieux ». Après les premiers rois, Hattusili Ier et Mursili Ier conduisent des campagnes jusqu’en Syrie et même à Babylone vers 1595 av. J.-C. Le royaume connaît crises dynastiques et résurgences avant de devenir, aux XIVe-XIIIe siècles, l’une des grandes puissances du Proche-Orient. Suppiluliuma Ier étend son contrôle en Syrie et affronte indirectement l’Égypte. En 1274 environ, Muwatalli II combat Ramsès II à Qadesh. Les inscriptions égyptiennes transforment la bataille en victoire personnelle du pharaon, mais le résultat militaire paraît indécis et les Hittites conservent leur influence régionale. Quelques décennies plus tard, Hattusili III et Ramsès II concluent un traité de paix et d’assistance mutuelle, connu par des versions égyptienne et akkadienne. On le présente souvent comme le « premier traité de paix de l’histoire » ; c’est plutôt le plus ancien traité international conservé dans des versions parallèles aussi développées, car des accords antérieurs sont attestés. Les mariages diplomatiques complètent cette alliance. Des dizaines de milliers de tablettes découvertes à Hattousa utilisent surtout le cunéiforme. Elles contiennent annales, prières, rituels, instructions, mythes, correspondance et traités. Leur déchiffrement au XXe siècle a confirmé que le hittite est la plus ancienne langue indo-européenne largement attestée par écrit. Les Hittites travaillaient le fer, mais ne détenaient ni monopole secret ni armées entièrement équipées d’acier : le bronze restait central. Vers 1200, Hattousa est abandonnée et le système impérial se fragmente dans la crise générale de la fin de l’âge du Bronze. Sécheresses, ruptures commerciales, conflits internes et mouvements de population ont pu se combiner ; les « Peuples de la mer » ne constituent pas une explication unique. Des royaumes néo-hittites perdurent ensuite en Syrie et en Anatolie. Le rabbit hole mène aux archives de Bogazköy, à Qadesh, à Yazılıkaya et aux débats sur l’effondrement. La civilisation ne fut redécouverte que lorsque textes et ruines révélèrent derrière les mentions bibliques une grande puissance internationale.
À savoir
Les Hittites formèrent au IIe millénaire av. J.-C. un royaume centré sur Hattousa, capable de rivaliser avec l’Égypte ; leurs archives cunéiformes révèlent diplomatie, droit, rituels et une société anatolienne multilingue.
Sources
Pour aller plus loin
- Entrer dans Hattousa et Yazılıkaya ↗
Pour relier fortifications, temples, reliefs divins et organisation de la capitale.
- Ouvrir les archives de Boğazköy ↗
Pour explorer traités, annales et rituels qui ont rendu cette civilisation à l’histoire.