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Ver tubicole hydrothermal, variante Normal

Variante Normal

Normal · Shiny · Holo

UncommonExploration & Reality

Ver tubicole hydrothermal

Le ver tubicole géant Riftia pachyptila vit sans bouche ni intestin adulte aux sources hydrothermales, nourri par des bactéries symbiotiques qui oxydent le sulfure.

Deck
Deep Sea Creatures
Monde
Monde 7 - Prestige & Chaos
Zone principale
Abysses du Léviathan
Récompense
+20 XP
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Description

Le ver tubicole hydrothermal emblématique est Riftia pachyptila, annélide siboglinidé découvert lors des premières explorations biologiques des sources hydrothermales du Pacifique oriental à la fin des années 1970. Il peut dépasser un mètre, vit dans un tube blanc fixé au substrat et déploie un panache rouge dans l’eau. Ce panache richement vascularisé assure les échanges avec le milieu ; il se rétracte rapidement lorsque l’animal est menacé. L’adulte ne possède ni bouche, ni estomac, ni intestin fonctionnel. Une grande partie de son corps contient le trophosome, organe rempli de bactéries symbiotiques. Celles-ci utilisent l’énergie chimique libérée par l’oxydation du sulfure d’hydrogène pour fixer le carbone inorganique et produire de la matière organique. Le ver leur fournit sulfure, oxygène et dioxyde de carbone grâce à une hémoglobine particulière capable de transporter simultanément oxygène et sulfure sans être immédiatement empoisonnée. Cette association est un exemple de chimiosynthèse, mais il faut préciser le vocabulaire. Le ver lui-même ne « mange pas le soufre » et ne réalise pas seul toute la chimie ; les bactéries sont les productrices primaires, le trophosome organise leur habitat et l’échange de nutriments. Les larves possèdent d’abord un tube digestif transitoire et acquièrent les symbiotes dans l’environnement, après quoi le système digestif régresse pendant le développement. Riftia s’installe dans une bande étroite autour des évents. Son panache doit accéder à une eau oxygénée, tandis que sa base atteint des fluides diffus riches en sulfure. Trop près du fluide brûlant et toxique, les tissus seraient détruits ; trop loin, les bactéries manqueraient d’énergie. Les colonies modifient l’écoulement et fournissent une structure à crabes, gastéropodes, poissons et autres vers. Les sources hydrothermales ne tirent pas leur énergie du soleil de la même manière que les écosystèmes de surface, mais elles ne sont pas totalement isolées de l’océan supérieur : l’oxygène utilisé dans beaucoup de réactions provient en dernière analyse de la photosynthèse et de la circulation globale. Les évents sont aussi temporaires à l’échelle géologique. Les larves doivent disperser et coloniser de nouvelles sources lorsque l’activité d’un site décline. Le rabbit hole mène à la découverte de 1977, aux Siboglinidae, au trophosome, aux hémoglobines fixant le sulfure et à la succession écologique des évents. Riftia a bouleversé l’idée que toute production primaire importante dépend directement de la lumière : il révèle un partenariat animal-bactérie construit autour d’un gradient chimique entre roche volcanique et eau de mer.

À savoir

Le ver tubicole géant Riftia pachyptila vit sans bouche ni intestin adulte aux sources hydrothermales, nourri par des bactéries symbiotiques qui oxydent le sulfure.

Sources

Pour aller plus loin