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SCP-3000, variante Normal

Variante Normal

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SCP-3000

SCP-3000 est une murène colossale du golfe du Bengale qui détruit mémoire et identité ; la Fondation lui sacrifie des humains pour récolter la substance indispensable à ses amnésiques.

Deck
Scp Foundation
Monde
Monde 2 - Mystères & Exploration
Zone principale
Complexe SCP interdit-09
Récompense
+110 XP
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Description

SCP-3000 est une entité serpentine ressemblant à une murène javanaise, installée dans le cône sous-marin du Gange, sous le golfe du Bengale. Sa tête mesure environ 2,5 mètres, certaines sections du corps dix mètres de diamètre, et sa longueur totale demeure impossible à établir ; l’estimation de six cents à neuf cents kilomètres reste une hypothèse. La Fondation patrouille une zone maritime d’environ trois cents kilomètres et maintient le sous-marin Eremita près de la partie antérieure de la créature. La proximité de SCP-3000 provoque paranoïa, peur, pensées suicidaires, confusion et désagrégation progressive des souvenirs. Les personnes touchées perdent non seulement des informations, mais les relations qui donnent une cohérence à leur identité : un visage familial, une expérience professionnelle, la raison d’une émotion. Aucun traitement n’est connu. L’article est classé cognitohazard de niveau VIII, car l’entité semble aussi introduire ou déplacer des fragments mentaux. Les scientifiques débattent de ce qui relève de la neurochimie, d’une influence informationnelle ou d’un être divin. Lorsqu’elle mange un humain, sa peau excrète une boue grise appelée Y-909. Une fois raffinée, celle-ci rend plusieurs classes d’amnésiques beaucoup plus stables, efficaces et durables. La classe Thaumiel vient de cette utilité : SCP-3000 fournit à la Fondation le moyen d’effacer les souvenirs qui protège le secret de tout son système. Mais le produit ne peut être synthétisé. Le protocole Atzak attache donc un sujet de classe D sédaté à un véhicule sous-marin, l’abandonne devant la créature, attend qu’elle le consomme, puis envoie des plongeurs récolter la sécrétion. Des radiographies suggèrent que les corps restent à l’intérieur et qu’elle transforme peut-être ce qui rend une personne consciente en matière amnésiante. Le titre « Anantashesha » renvoie à Shesha, serpent cosmique de la tradition hindoue. Le chercheur Venkatraman Krishnamoorthy croit reconnaître en SCP-3000 le dieu qui subsiste après la fin des temps, mais il admet ne pas avoir de preuve ; sa pensée se déroule alors que sa mémoire s’effondre. Sa dernière phrase retire même cette certitude. La carte doit donc présenter l’identification comme une croyance tragique, non comme un diagnostic scientifique ou une représentation fidèle et exhaustive de la tradition religieuse. Le rabbit hole passe par l’expédition initiale, les entretiens de Krishnamoorthy et les journaux d’Anand Mannava. Le vrai monstre n’est pas seulement l’anguille : c’est la dépendance institutionnelle. Pour faire oublier au monde ses anomalies, la Fondation nourrit une anomalie avec des personnes dont elle transforme l’identité en outil d’oubli. SCP-3000 demande ainsi si une organisation peut protéger la mémoire collective tout en détruisant méthodiquement les mémoires individuelles qui rendent cette protection possible.

À savoir

SCP-3000 est une murène colossale du golfe du Bengale qui détruit mémoire et identité ; la Fondation lui sacrifie des humains pour récolter la substance indispensable à ses amnésiques.

Vidéos

Sources

Pour aller plus loin