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Braindance, variante Normal

Variante Normal

Normal · Shiny · Holo

CommonEntertainment

Braindance

La braindance enregistre puis rejoue les perceptions et émotions d’une personne, faisant de l’expérience humaine un média, un outil d’enquête et une marchandise addictive.

Deck
Cyberpunk 2077
Monde
Monde 6 - Crépuscule des Mondes
Zone principale
Quartiers de Night City
Récompense
+10 XP
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Description

Dans l’univers de Cyberpunk, une braindance — souvent abrégée BD — est un enregistrement neural d’une expérience vécue. Elle ne montre pas seulement des images et des sons comme un film : elle restitue les sensations, émotions et réactions corporelles de la personne qui a « scrollé » la scène. L’utilisateur équipé d’un lecteur peut donc habiter temporairement une mémoire enregistrée, tout en sachant théoriquement qu’elle appartient à quelqu’un d’autre. La technologie précède largement Cyberpunk 2077. Dans le lore du jeu de rôle, Yuriko Sujimoto met au point en 2007 l’Alternative Reality Process à partir d’une interface de netrunner modifiée. Les premières applications portent sur la recherche et le conditionnement pénal, avant que Braindance Inc., les contrats militaires et l’industrie du divertissement ne transforment le procédé en marché. Cette généalogie est essentielle : une invention promise à l’empathie devient simultanément instrument thérapeutique, dispositif disciplinaire et produit de masse. En 2077, les BDs légales permettent de vivre concert, sexe, vacances, célébrité ou aventure sans quitter son fauteuil. Les studios emploient acteurs et monteurs pour régler l’intensité émotionnelle. Mais l’économie clandestine vend des « XBDs » — expériences extrêmes ou illégales — dont certaines enregistrent violence, torture et mort. L’horreur ne tient pas seulement au contenu : la souffrance réelle d’une victime devient une matière première reproductible, consommée sans conséquence directe par l’acheteur. Pour V, Judy Alvarez révèle un autre usage : le mode d’édition. On peut mettre une séquence en pause, reculer et explorer séparément les couches visuelle, audio et thermique. Dans The Information, V examine la BD d’Evelyn Parker pour préparer le vol du Relic à Konpeki Plaza. Dans The Hunt, des enregistrements traumatiques deviennent indices. Cette mécanique transforme le point de vue subjectif en scène de crime, mais elle n’est pas omnisciente : on ne récupère que ce que les capteurs du scroller ont réellement perçu, parfois hors de son attention consciente. La braindance condense ainsi le thème central de Cyberpunk : qui possède une expérience une fois qu’elle est numérisée ? L’enregistrement promet l’empathie, mais les corporations, studios et trafiquants contrôlent montage, distribution et corps producteurs. Les utilisateurs pauvres peuvent préférer une vie louée à leur réalité, ouvrant la voie à la dépendance et à l’effacement de soi. Le rabbit hole mène à Sujimoto, au conditionnement carcéral, à Judy, aux XBDs et à Lizzy Wizzy. La BD n’est donc pas une simple réalité virtuelle futuriste : c’est une technologie de mémoire qui rend sensations et intimité éditables, policières et commercialisables.

À savoir

La braindance enregistre puis rejoue les perceptions et émotions d’une personne, faisant de l’expérience humaine un média, un outil d’enquête et une marchandise addictive.

Vidéos

Sources

Pour aller plus loin