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Anglerfish, variante Normal

Variante Normal

Normal · Shiny · Holo

ExoticExploration & Reality

Anglerfish

Les baudroies abyssales sont des Lophiiformes dont les femelles utilisent un leurre dorsal lumineux ; chez certaines lignées seulement, un mâle nain fusionne durablement avec la femelle.

Deck
Deep Sea Creatures
Monde
Monde 4 - Conflits & Exploration Avancée
Zone principale
Fosses Interdites
Récompense
+160 XP
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Description

Anglerfish désigne l’ordre Lophiiformes, plus de deux cents espèces comprenant baudroies benthiques, poissons-grenouilles et formes pélagiques profondes. La carte concerne surtout les Ceratioidei de la zone de minuit, dont Melanocetus johnsonii, le black seadevil. Il n’existe donc pas une baudroie abyssale unique possédant toutes les caractéristiques virales. Chez les femelles, le premier rayon de la nageoire dorsale est transformé en canne, l’illicium, terminée par un leurre appelé esca. Chez beaucoup de formes profondes, des bactéries symbiotiques produisent la lumière. La forme, les appendices et les signaux du leurre varient selon les espèces. La peau très noire absorbe les photons, masquant le corps tandis que l’esca attire poissons et crustacés vers une bouche large armée de dents inclinées. La reproduction est encore plus célèbre. Les mâles de plusieurs familles sont minuscules, possèdent de grands organes olfactifs et cherchent les phéromones d’une femelle. Chez certaines espèces, le mâle mord, les tissus et circulations sanguines fusionnent, puis il devient une source permanente de spermatozoïdes. D’autres mâles s’attachent temporairement ou s’accouplent sans fusion. Présenter le parasitisme sexuel comme règle de toutes les baudroies est donc faux. La différence de taille répond à la rareté des rencontres : la femelle investit dans croissance et œufs, tandis qu’un mâle spécialisé maximise ses chances de trouver puis conserver une partenaire. Plusieurs mâles peuvent parfois fusionner à une même femelle. Des adaptations immunitaires permettent cette greffe naturelle sans rejet, sujet majeur pour l’immunologie comparative. En 2014, MBARI a filmé pour la première fois Melanocetus johnsonii vivant dans son habitat à environ 580 mètres. Sa taille était d’environ neuf centimètres, loin du monstre gigantesque de l’imaginaire. Les ROV rencontrent rarement ces poissons, ce qui limite les observations de chasse et d’accouplement. Le rabbit hole mène aux Ceratioidei, à l’esca bactérienne, à Melanocetus, au parasitisme sexuel et à la tolérance immunitaire. La baudroie combine deux problèmes de rareté — nourriture et partenaire — avec deux dispositifs de rencontre : une lumière qui fait venir la proie et, dans certaines lignées, une fusion qui empêche le partenaire trouvé de repartir.

À savoir

Les baudroies abyssales sont des Lophiiformes dont les femelles utilisent un leurre dorsal lumineux ; chez certaines lignées seulement, un mâle nain fusionne durablement avec la femelle.

Vidéos

Sources

Pour aller plus loin