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Amazon Rainforest
L’Amazonie est un bassin forestier et fluvial partagé par neuf territoires, moteur du cycle de l’eau et foyer d’une biodiversité et de centaines de peuples que le mot « poumon » décrit très mal.
- Deck
- Wonders of the World
- Monde
- Monde 8 - Dimensions Interdites
- Zone principale
- Merveilles Perdues
- Récompense
- +10 XP
Description
La forêt amazonienne couvre l’essentiel du bassin de l’Amazone à travers le Brésil et huit autres pays ou territoires sud-américains. Elle n’est pas une masse verte uniforme : forêts de terre ferme, plaines saisonnièrement inondées de várzea, forêts d’igapó aux eaux noires, savanes, marais, lacs et archipels fluviaux y répondent à des sols et régimes d’eau différents. L’Amazone et ses affluents déplacent une part immense de l’eau douce continentale vers l’Atlantique. Dans le complexe protégé d’Amazonie centrale, la rencontre des eaux du Negro et du Solimões illustre visiblement la diversité chimique et sédimentaire de ces rivières. L’expression « poumon de la planète » est séduisante mais scientifiquement trompeuse. La photosynthèse de la forêt produit beaucoup d’oxygène, tandis que respiration et décomposition en consomment aussi une grande part ; l’Amazonie n’approvisionne pas simplement le monde en un pourcentage fixe d’oxygène respirable. Son rôle climatique majeur tient plutôt au stockage de carbone, au refroidissement par évapotranspiration et au recyclage de l’humidité. Les arbres relâchent de la vapeur qui contribue aux nuages et aux pluies, transportées loin du bassin par des flux parfois surnommés « rivières volantes ». Déforestation, feux et réchauffement peuvent affaiblir cette pompe hydrologique et convertir des secteurs de puits en sources nettes de carbone. La biodiversité résulte de cette mosaïque et de millions d’années d’évolution : jaguars, harpies, dauphins de rivière, lamantins, arapaimas, primates et une diversité encore incomplètement inventoriée d’insectes, poissons, plantes et champignons. Mais l’Amazonie n’est pas un sanctuaire sans humains. Des centaines de peuples autochtones y vivent, avec des langues, cosmologies et systèmes politiques distincts ; certains territoires présentent parmi les plus faibles taux de déforestation. Les sols noirs anthropiques, terrassements et forêts enrichies en espèces utiles montrent aussi que des sociétés précolombiennes nombreuses ont durablement façonné des paysages longtemps décrits à tort comme vierges. Le nom européen vient du récit de l’expédition de Francisco de Orellana au XVIe siècle, qui rapprocha des combattantes rencontrées des Amazones de la mythologie grecque. Cette étiquette coloniale ne remplace aucun des noms autochtones de rivières et territoires. Aujourd’hui, élevage bovin, soja, routes, exploitation minière et forestière, barrages, pétrole et accaparement foncier exercent des pressions différentes selon les régions. Les incendies amazoniens sont majoritairement liés à des défrichements et brûlis dans une forêt humide qui n’est pas naturellement adaptée à des feux répétés ; ils ne sont pas tous des « feux de forêt sauvages » comparables à ceux d’autres biomes. Le rabbit hole mène au point de bascule climatique débattu par les chercheurs, à l’arc de déforestation, aux terres autochtones, à la terre noire amazonienne et à la fabuleuse diversité des poissons électriques des eaux noires. Il faut suivre les données par pays et par type de couvert plutôt qu’un chiffre viral unique. L’Amazonie est simultanément forêt, bassin versant, ensemble de nations vivantes et système climatique continental : la réduire à un réservoir de bois ou à un poumon abstrait fait disparaître ce qui la rend réellement irremplaçable.
À savoir
L’Amazonie est un bassin forestier et fluvial partagé par neuf territoires, moteur du cycle de l’eau et foyer d’une biodiversité et de centaines de peuples que le mot « poumon » décrit très mal.
Vidéos
- Chercher les visualisations NASA du cycle de l’eau amazonien ↗
Pour voir comment l’humidité forestière circule dans l’atmosphère et pourquoi la métaphore du poumon est insuffisante.
Sources
Pour aller plus loin
- Explorer la mosaïque aquatique d’Amazonie centrale ↗
Pour distinguer várzea, igapó, eaux noires, terre ferme et archipels au lieu d’imaginer une forêt homogène.
- Suivre la déforestation par satellite ↗
Pour examiner cartes, périodes et méthodes derrière les statistiques annuelles souvent sorties de leur contexte.