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Great Barrier Reef, variante Normal

Variante Normal

Normal · Shiny · Holo

CommonExploration & Reality

Great Barrier Reef

La Grande Barrière est un immense système vivant de récifs, îles, herbiers et mangroves au large du Queensland, construit par des organismes minuscules et lié depuis des millénaires aux peuples de la mer.

Deck
Wonders of the World
Monde
Monde 8 - Dimensions Interdites
Zone principale
Merveilles Perdues
Récompense
+10 XP
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Description

La Grande Barrière de corail n’est ni un mur continu ni un organisme unique. Elle forme au large du Queensland un archipel écologique de près de 3 000 récifs individuels, centaines d’îles, chenaux, herbiers et mangroves, étendu sur plus de 2 000 kilomètres. Sa taille exceptionnelle lui vaut d’être le plus vaste système récifal du monde, mais une grande partie de son aire est constituée d’eau et d’habitats interrécifaux. Six des sept espèces mondiales de tortues marines la fréquentent ; dugongs, baleines, dauphins, oiseaux marins et environ 400 espèces de coraux durs et mous composent un réseau bien plus vaste que l’image du jardin sous-marin. Les architectes du récif sont surtout des colonies de polypes coralliens. Chaque animal sécrète un squelette de carbonate de calcium ; génération après génération, ces structures s’accumulent, se brisent et se cimentent. Beaucoup de coraux constructeurs vivent en symbiose avec des algues microscopiques photosynthétiques qui leur fournissent une grande part de leur énergie. Le relief actuel s’est développé au rythme des variations du niveau marin après les glaciations, sur des plateformes plus anciennes. Il ne s’agit donc pas d’un fossile immobile : croissance, érosion, cyclones, reproduction massive et recolonisation transforment continuellement chaque récif. La Grande Barrière est aussi un « Sea Country » culturel. Des dizaines de groupes aborigènes et insulaires du détroit de Torres entretiennent des liens continus avec ses côtes, îles, animaux et routes maritimes. Chasse, pêche, récits, sites sacrés et règles de transmission font partie d’une gestion vivante, aujourd’hui notamment formalisée par des accords d’usage traditionnel des ressources marines. Dire que James Cook a « découvert » le récif lorsqu’il y échoua l’Endeavour en 1770 efface ces savoirs antérieurs ; son accident appartient plutôt à l’histoire de la cartographie coloniale britannique. Le blanchissement ne signifie pas que le corail devient immédiatement mort. Sous stress, surtout lors d’une chaleur marine prolongée, le polype expulse une grande partie de ses algues symbiotiques et son squelette blanc devient visible. Il peut récupérer si les conditions s’améliorent assez vite, mais un épisode intense ou répété provoque mortalité et perte de structure. Le réchauffement climatique est la menace dominante ; acidification, ruissellement de sédiments et nutriments, cyclones, pêche et pullulations d’acanthasters réduisent en plus la résilience. Les événements massifs de blanchissement répétés rendent trompeuses les déclarations absolues « le récif est mort » ou « il va parfaitement bien » : son état varie selon les secteurs, espèces, années et indicateurs. Le parc marin et le bien UNESCO emploient zonage, permis, suivi scientifique et cogestion avec les Traditional Owners, mais aucune mesure locale ne peut supprimer l’accumulation mondiale de gaz à effet de serre. Le rabbit hole mène à la ponte synchronisée des coraux, aux cartes de zonage, à Raine Island et ses tortues vertes, aux campagnes contre l’acanthaster et aux controverses sur la qualité de l’eau agricole. Cette merveille est moins un objet monumental qu’un processus collectif fragile, construit par des milliards d’animaux et par des relations humaines anciennes avec la mer.

À savoir

La Grande Barrière est un immense système vivant de récifs, îles, herbiers et mangroves au large du Queensland, construit par des organismes minuscules et lié depuis des millénaires aux peuples de la mer.

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Sources

Pour aller plus loin