
Variante Normal
Normal · Shiny · Holo
Chimere
La Chimère est un monstre lycien cracheur de feu, combinant lion, chèvre et serpent ; Bellérophon la tue depuis Pégase lors d’une mission destinée à le faire mourir.
- Deck
- Greek Mythology
- Monde
- Monde 4 - Conflits & Exploration Avancée
- Zone principale
- Guerre de l’Olympe
- Récompense
- +70 XP
Description
La Chimère est un monstre composite et féminin, associé à la Lycie en Anatolie. Homère la décrit dans l’« Iliade » comme divine plutôt qu’humaine, lion à l’avant, serpent ou dragon à l’arrière, chèvre au milieu, soufflant une flamme terrible. Hésiode lui donne trois têtes — lion, chèvre et serpent — et la place dans la descendance monstrueuse de Typhon et Échidna. La forme classique n’est donc pas un collage décoratif : chaque partie conserve une puissance animale et la créature elle-même transforme son souffle en arme. Son adversaire est Bellérophon, non Persée. Le roi Proitos reçoit le jeune héros mais son épouse, nommée Antéia chez Homère et Sthénébée ailleurs, l’accuse après qu’il a refusé ses avances. Proitos n’ose pas tuer directement son hôte, ce qui violerait la xenia. Il l’envoie en Lycie avec une tablette contenant des « signes funestes » demandant au roi Iobatès de provoquer sa mort. Cet épisode est souvent appelé la première lettre de condamnation de la littérature occidentale. Iobatès impose à Bellérophon de tuer la Chimère, espérant que le monstre accomplira la sentence. Homère dit simplement que le héros la détruit en suivant les signes des dieux. Des traditions ultérieures rendent Pégase indispensable : Athéna aide Bellérophon à capturer le cheval ailé, puis le cavalier attaque depuis le ciel, hors de portée des griffes. Une version tardive ajoute une lance plombée que le feu de la Chimère fait fondre dans sa gorge ; ingénieuse et célèbre, elle ne doit pas être attribuée sans nuance à Homère. Le combat apparaît très tôt dans l’art grec, particulièrement sur les vases corinthiens, car Bellérophon et Pégase sont étroitement liés à Corinthe. Une coupe d’argent classique conservée au Metropolitan Museum montre le héros monté, la Chimère sous lui avec tête de chèvre jaillissant du dos et serpent formant la queue. L’image fixe une silhouette devenue durable. Après la victoire, Iobatès envoie Bellérophon contre les Solymes et les Amazones puis lui tend une embuscade. Le héros survit à tout ; le roi comprend son ascendance divine et lui donne sa fille. La Chimère est donc la première épreuve d’un mécanisme narratif où chaque tentative de meurtre prouve davantage la valeur de la cible. Le mot « chimère » a fini par désigner une illusion irréalisable puis, en biologie, un organisme composé de cellules génétiquement différentes et, en paléontologie, certains poissons cartilagineux. Ces sens modernes dérivent de l’hybridité, pas du récit lycien complet. Le rabbit hole mène à la tablette de Proitos, aux vases corinthiens, au mont Yanartaş parfois associé aux flammes naturelles du mythe et à la chute de Bellérophon. La Chimère est l’image parfaite d’une menace dont les parties incompatibles fonctionnent pourtant comme un seul corps.
À savoir
La Chimère est un monstre lycien cracheur de feu, combinant lion, chèvre et serpent ; Bellérophon la tue depuis Pégase lors d’une mission destinée à le faire mourir.
Sources
Pour aller plus loin
- Lire le récit homérique de Bellérophon ↗
Pour replacer la Chimère dans une histoire d’hospitalité, de fausse accusation et de message meurtrier.
- Examiner l’anatomie du monstre sur une coupe grecque ↗
Pour identifier lion, chèvre et serpent dans une représentation classique du combat aérien.