
Variante Normal
Normal · Shiny · Holo
Ctenophore
Les cténophores sont des animaux gélatineux nageant grâce à huit rangées de cils ; leurs reflets arc-en-ciel relèvent de la diffraction, tandis que leur lumière bleue éventuelle est une vraie bioluminescence.
- Deck
- Deep Sea Creatures
- Monde
- Monde 7 - Prestige & Chaos
- Zone principale
- Abysses du Léviathan
- Récompense
- +10 XP
Description
Les cténophores forment l’embranchement Ctenophora. On les appelle comb jellies en anglais, mais ce ne sont pas des méduses : celles-ci appartiennent aux cnidaires. Un cténophore est un animal individuel, contrairement au siphonophore colonial. Son corps gélatineux porte huit rangées de palettes ciliées, ou ctènes, dont les battements coordonnés assurent la propulsion. Il s’agit du plus grand type d’animal connu à utiliser principalement des cils pour se déplacer. Lorsque la lumière blanche frappe les rangées de cils, elle se diffracte et produit des bandes arc-en-ciel. Ce phénomène ne signifie pas que l’animal crée cette lumière. De nombreuses espèces sont aussi bioluminescentes, mais l’émission chimique est généralement bleue ou bleu-verte et apparaît notamment lors d’une perturbation. Distinguer iridescence réfléchie et bioluminescence produite évite l’une des erreurs les plus fréquentes des légendes d’images. Beaucoup de cténophores capturent leurs proies avec des colloblastes, cellules adhésives portées par des tentacules. Ils ne possèdent pas les nématocystes urticants caractéristiques des cnidaires, même si certaines espèces ayant mangé des cnidaires peuvent réutiliser leurs cellules. Les Beroe n’ont pas de tentacules : ils ouvrent une large bouche et avalent d’autres cténophores. En profondeur, des espèces rouges comme Beroe abyssicola ou Lampocteis cruentiventer masquent dans leur estomac les flashes des proies bioluminescentes. Les cténophores vivent de la surface à plus de 7 000 mètres. Leur corps fragile se désagrège facilement dans les filets et la conservation, ce qui a longtemps caché leur diversité. Les ROV, prélèvements doux, vidéos haute définition et analyses génétiques ont révélé des formes qui ne ressemblent pas aux petites boules transparentes échouées sur les plages. Ils jouent à la fois les rôles de prédateurs et de proies dans les réseaux alimentaires. Certaines espèces côtières introduites peuvent proliférer et modifier fortement un écosystème, tandis que les conséquences écologiques des formes profondes restent moins mesurées. Leur place dans l’arbre évolutif des animaux fait également débat : selon les données et méthodes, les cténophores ou les éponges apparaissent près de la première divergence animale, question importante pour reconstruire l’origine des neurones et des muscles. Le rabbit hole mène aux colloblastes, à Beroe, à la bioluminescence, à la génomique et au débat sur les premiers animaux. Le cténophore montre que « gélatineux » n’est pas un groupe simple : une apparence de méduse peut cacher une histoire évolutive, une locomotion et un arsenal cellulaire entièrement différents.
À savoir
Les cténophores sont des animaux gélatineux nageant grâce à huit rangées de cils ; leurs reflets arc-en-ciel relèvent de la diffraction, tandis que leur lumière bleue éventuelle est une vraie bioluminescence.
Sources
Pour aller plus loin
- Voir comment les cténophores s’adaptent à la profondeur ↗
Pour relier pression, membranes cellulaires, génétique et distribution verticale.
- Découvrir le prédateur Beroe abyssicola ↗
Pour comprendre comment un estomac rouge dissimule la lumière des proies avalées.