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Catalhoyuk, variante Normal

Variante Normal

Normal · Shiny · Holo

CommonExploration & Reality

Catalhoyuk

Çatalhöyük est une vaste agglomération néolithique d’Anatolie centrale, occupée surtout entre 7400 et 6200 av. J.-C., célèbre pour ses maisons jointives accessibles par les toits, ses peintures et ses sépultures domestiques.

Deck
Lost Civilizations
Monde
Monde 5 - Corruption & Légendes
Zone principale
Cité Engloutie
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Description

Çatalhöyük se trouve dans la plaine de Konya, en Anatolie centrale, dans l’actuelle Turquie. Le site réunit deux tells, c’est-à-dire des collines formées par l’accumulation de constructions successives. Le tertre oriental conserve dix-huit niveaux néolithiques, principalement datés de 7400 à 6200 av. J.-C. ; le tertre occidental prolonge l’occupation au Chalcolithique, approximativement jusqu’à 5200 av. J.-C. Découvert dans les années 1950, fouillé par James Mellaart à partir de 1961 puis par une vaste équipe dirigée par Ian Hodder entre 1993 et 2018, il est devenu un laboratoire majeur pour étudier la sédentarisation. L’agglomération ne ressemblait pas à une ville moderne. Ses maisons rectangulaires en briques crues étaient serrées les unes contre les autres, sans rues entre elles. On circulait vraisemblablement sur les toits et l’on entrait par une ouverture supérieure, qui servait aussi à évacuer la fumée du foyer. L’intérieur était soigneusement organisé : plateforme de couchage et de travail, foyer, four, réserves et petites pièces annexes. Lorsqu’une maison devenait inutilisable, elle pouvait être comblée et une autre reconstruite au-dessus, produisant la stratigraphie du tell. Les morts étaient souvent enterrés sous les plateformes des habitations, parfois après des manipulations secondaires des crânes. Les murs portaient peintures, reliefs, empreintes de mains, scènes animales et installations intégrant des cornes de bovins. Les célèbres figurines féminines ont longtemps nourri l’idée d’un culte central d’une « déesse mère ». Les recherches récentes sont plus prudentes : la majorité des figurines ne sont pas des femmes opulentes, leurs contextes varient et aucune preuve n’impose une religion unique dirigée par des prêtresses. De même, les pièces très décorées autrefois qualifiées de sanctuaires peuvent être comprises comme des maisons ayant accumulé une histoire rituelle particulière. Les habitants cultivaient notamment céréales et légumineuses, élevaient moutons et chèvres, chassaient et exploitaient un vaste territoire. L’obsidienne circulait sur de longues distances. Malgré la taille du peuplement, les différences de richesse entre maisons paraissent limitées, sans palais, temple monumental ni tombe royale identifiés. Cela ne prouve pas une égalité parfaite, mais oblige à ne pas projeter trop vite l’État et ses classes sociales sur cette communauté. Çatalhöyük est parfois appelée « première ville du monde ». La formule est séduisante mais discutée : le site documente une agglomération exceptionnellement grande et durable, tandis que les critères de ville — spécialisation, administration, espace public ou hiérarchie — ne sont pas tous démontrés. Son véritable apport est plus riche : il montre comment des milliers de personnes ont appris à habiter durablement ensemble, à reconstruire leur mémoire sous leurs pieds et à inscrire les morts au cœur de la maison. Le rabbit hole conduit aux débats sur la déesse mère, aux peintures interprétées comme carte ou paysage volcanique, à l’archéologie réflexive de Hodder et aux analyses d’ADN qui compliquent l’idée de maisons fondées uniquement sur la parenté biologique.

À savoir

Çatalhöyük est une vaste agglomération néolithique d’Anatolie centrale, occupée surtout entre 7400 et 6200 av. J.-C., célèbre pour ses maisons jointives accessibles par les toits, ses peintures et ses sépultures domestiques.

Sources

Pour aller plus loin